Études de cas d'ènergie communautaire: Charlottetown (Î.-P.-É.)

Études de cas d'ènergie communautaire: Charlottetown (Î.-P.-É.)

Demande de système d’énergie communautaire intégré

  • Système énergétique de quartier

Contexte

  • Situé à Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard, le système d’énergie de quartier (SEQ) de l’Î.-P.-É. possède une capacité de distribution globale d’environ 72 MW et une capacité globale de production d’électricité de 1,2 MW.
  • Le système produit de l’énergie sous forme de vapeur, d’eau chaude et d’électricité à partir de trois installations.
  • Le système est alimenté principalement par de la biomasse et des combustibles résiduaires. Le mazout sert surtout pour les périodes de pointe et pour les réserves.

Facteurs et raison d’être du projet

  • Les instances provinciales cherchent depuis longtemps des solutions de rechange pour l’approvisionnement local de combustibles, car la majeure partie du pétrole et de l’électricité de l’Î.-P.-É. est importée.
  • La recherche de sources de combustibles locales et d’une solution proactive pour le traitement des résidus urbains a mené à la création du SEQ.
  • Il s’agit du premier système de chauffage à l’eau chaude de quartier alimenté par la biomasse.

Avantages

  • Le surplus d’électricité par rapport aux besoins de fonctionnement du système est vendu à Maritime Electric Company Limited au Nouveau-Brunswick.
  • Les droits sur les combustibles résiduaires liés à l’acceptation des déchets urbains solides par Island Waste Management Corp., une société d’État canadienne dirigée par le ministère des Transports et des Travaux publics, constituent une autre source de revenus.
  • Le système utilise environ 66 000 tonnes de déchets, y compris des résidus urbains et des déchets de bois en guise de biocombustible.
  • Charlottetown a réduit sa dépendance au pétrole importé tandis que 45 p. 100 des combustibles sont produits par les résidus urbains et que 45 p. 100 des combustibles proviennent des déchets des scieries.
  • Les estimations indiquent que, sur chaque dollar investi dans le biocombustible, 0,70 $ demeurent dans l’économie locale par rapport à 0,10 $ dans le cas du pétrole.
  • Les estimations montrent une réduction annuelle de 48 900 tonnes de CO2 et de 135 tonnes de SO2.
  • Grâce à ce système, de nouveaux débouchés ont été créés pour les exploitants de scieries.

Description du projet

  • Demande : plus de 40 MWth.
  • Capacité de production : Énergie de base de 22 MW pour les périodes de pointe et de 51 MW pour les réserves.
  • Type de combustible: 41 % de déchets municipaux solides; 42 % de résidus de scieries; 17 % de pétrole.
  • Système de distribution : système de tuyauterie en acier à paroi mince à l’eau chaude de 17 km.
  • Le système énergétique de district de l’Î.-P.-É. produit de la vapeur et de l’eau chaude à partir de trois usines :
    • l’usine d’énergie provenant de déchets (installation UEPD)
    • l’installation de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (installation UÎPE);
    • l’installation d’énergie domiciliaire Prince-Edward (installation DPD).

  • L’installation UEPD, qui est la plus grande des trois usines, fournit l’énergie de base pour le système.
  • L’installation UÎPE constitue la principale réserve pour l’installation UEPD; elle assure l’allumage au mazout en période de pointe. De plus, cette installation procure la climatisation de plusieurs immeubles sur le campus universitaire grâce à deux refroidisseurs alimentés à l’eau chaude à partir du système de distribution.
  • L’installation DPD, l’établissement énergétique de quartier initial, est rarement utilisée, mais elle peut être alimentée au mazout.
  • Il y a, dans chaque immeuble du client, une station de transfert de la chaleur munie de deux échangeurs de chaleur : un pour la bâtisse, qui fait circuler l’eau à 80 0C, et un autre plus petit pour l’eau chaude domestique qui fonctionne à 50 oC.

Échéance et état


1981 à 1985


Trois petites usines de chauffage de quartier sont érigées à Charlottetown.
1995

Les autorités provinciales vendent le système énergétique de quartier à Trigen Energy Canada inc. Tous les systèmes sont reliés à un grand système énergétique de quartier et la production est regroupée à une usine centrale à Charlottetown.
1998

Des mises à niveau énergétiques sont effectuées.
2004

Des réservoirs d’eau chaude sont ajoutés et des économiseurs d’énergie sont installés.
2007

Fort Chicago Energy Partners L.P. (FCEP) procède à l’acquisition de Countryside Power Income Fund, qui détenait et exploitait PEI Systems. FCEP est une fiducie de revenu qui a son siège à Calgary et qui fonctionne comme une société en commandites cotée en bourse.
Avenir

Une croissance modérée est prévue pour le système d’énergie de quartier de Charlottetown. La croissance dépendra fortement de la construction de nouveaux immeubles.

Facteurs à prendre en considération pour la mise en œuvre du projet et propriété1

  • Obtenir l’accès par le droit de passage municipal, surtout en ce qui concerne l’infrastructure de tuyauterie et les routes était au nombre des difficultés éprouvées par les promoteurs au moment d’intégrer le système énergétique de quartier de Charlottetown.
  • Les coûts d’immobilisations et de fonctionnement à long terme d’un projet peuvent grimper lorsque des impôts ou des frais sont appliqués aux infrastructures de l’usine qui se trouvent sur un droit de passage municipal ou privé.

Coûts et financement

  • Le coût total du projet de mise à niveau en 1998 s’élevait à environ 28 millions de dollars.
  • Il n’y a pas de renseignements disponibles sur le financement.

Relation avec d’autres pratiques exemplaires

  • Le Cadre de travail sur l’énergie et la Stratégie en matière d’énergie renouvelable de l’Île-du-Prince-Édouard Securing our Future: Energy Efficiency and Conservation (Assurer notre avenir par l’efficacité et l’économie de l’énergie) a été mise sur pied afin de tirer parti de la stratégie énergétique diffusée en 2004.
  • Le nouveau document indique les grandes lignes d’un plan d’action qui vise à améliorer le rôle de l’énergie renouvelable et le cadre autour duquel une stratégie énergétique provinciale globale doit s’articuler.
  • La stratégie comporte une vision sur cinq ans et sur dix ans pour l’Île-du-Prince-Édouard.

Leçons apprises2

  • La mobilisation des intervenants locaux et des organismes de réglementation dès le début du projet contribue à assurer un soutien et peut limiter l’incidence des obstacles rencontrés qui découlent de la réglementation.
  • La connaissance des taxes et des droits municipaux à l’étape de préfaisabilité permet de déterminer des stratégies de remplacement et d’évaluer les coûts et les conséquences.
  • L’optimisation des infrastructures existantes peut contribuer à la mise en place d’un système énergétique de quartier viable et rentable.

Renseignements supplémentaire

Vous pouvez vous procurer des renseignements supplémentaires sur le site Web de CanmetÉNERGIE Hyperlien externe.
Note : La préparation de cette trousse de ressources a été parrainée par CanmetÉnergie de Ressources naturelles Canada. Ni CanmetÉNERGIE, ni aucun de ses employés n’offre la garantie, expresse ou implicite, ou n’assume une responsabilité légale ou la responsabilité pour l’exactitude, l’exhaustivité ou l’utilité de son contenu. Toute référence dans ce rapport à quelque produit, processus, service ou organisation ne signifie pas nécessairement l’approbation, la recommandation ou la préférence par CanmetÉNERGIE. Les vues et opinions des auteurs exprimées dans ce rapport ne reflètent pas nécessairement celles de CanmetÉNERGIE.
1 et 2 http://maps.canurb.com/cases/pei.pdf Hyperlien externe